Réaction de l’OCVF au rapport du Comité mixte spécial sur l’aide médicale à mourir

mardi, 01 mars 2016
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Alarmant – voilà le seul mot capable de décrire le rapport tant attendu du Comité mixte spécial sur l’aide médicale à mourir du Gouvernement du Canada, intitulé « L’aide médicale à mourir : une approche centrée sur le patient ». Si le Gouvernement Trudeau réussit à faire adopter une loi fondée sur les recommandations de ce rapport, le Canada se méritera la triste réputation d’être le pays dont la loi sur l’euthanasie et le suicide assisté est la plus permissive au monde.

Le Comité mixte préconise non seulement que certains d’entre nous ayons le pouvoir d’attenter à la vie d’autres citoyens – et même à la vie d’enfants et de personnes aux prises avec la maladie mentale –, mais il refuse aussi de faire respecter les droits de la conscience des médecins et des autres travailleurs de la santé, droits pourtant reconnus par la Charte. Il recommande en effet l’imposition (au frais des contribuables) d’une philosophie de vie et de mort odieuse aux yeux de plusieurs; une philosophie à laquelle devraient se conformer même les hôpitaux d’inspiration confessionnelle.

Les recommandations du rapport traduisent en effet un mépris implacable pour les droits des institutions de soins de santé d’inspiration confessionnelle au Canada. Elles ont pour objectif de forcer les contribuables de toutes les religions et sans religion à rendre la mort disponible dans nos hôpitaux et nos autres établissements de soins de santé. L’expérience des pays où l’euthanasie et le suicide assisté sont présentement légalisés – même dans le cadre de balises très serrées – a pourtant démontré que le soi-disant droit à « l’aide médicale à mourir » peut rapidement dégénérer en obligation de mourir.

On peut à juste titre se demander à quoi il faut s’attendre au Canada, alors que les systèmes de santé provinciaux sont confrontés au vieillissement rapide de la population et dépendants d’une assiette fiscale qui rétrécit sans cesse. Voulons-nous réellement léguer à nos enfants et petits-enfants un pays qui n’accorde de valeur à la vie qu’en fonction de son « utilité »? Un pays qui n’a plus aucun respect pour les droits de la conscience?

Notre dernière chance d’agir dans cet épineux dossier est arrivée. La tentation peut être grande de baisser les bras. Mais les disciples du Christ doivent poursuivre le combat pour défendre la vie et la dignité humaines. Comme l’a si bien rappelé le Pape François dans son tweet du 16 février : « Jésus ne nous demanderait jamais d’être des assassins, il nous appelle disciples. Il ne nous enverrait jamais mourir, Lui qui est la vie. »

Faites entendre votre voix! Si l’avenir de soins de santé sécuritaires au Canada vous tient à cœur, contactez votre député(e) fédéral(e)! Lisez le rapport du Comité mixte spécial sur l’aide médicale à mourir intitulé L’aide médicale à mourir : une approche centrée sur le patient et le Message pastoral de la Conférence des évêques catholiques du Canada.

Le 1er mars 2016