Financement accordé à l’International Planned Parenthood Federation

jeudi, 06 octobre 2011
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Le Très Honorable Stephen Harper, P.C., M.P.
Premier Ministre du Canada
80, rue Wellington
Ottawa, Ontario
K1A 0A2

Objet: Financement accordé à l'International Planned Parenthood Federation

Monsieur le Premier Ministre,

Dans une lettre datée du 2 février 2010, l'Organisme catholique pour la vie et la famille (OCVF) applaudissait les efforts de votre gouvernement pour exercer un leadership international dans le domaine de la santé maternelle et infantile. Nous étions heureux de constater que l'Initiative de Muskoka pour la santé maternelle et infantile excluait le financement de l'avortement. Nous avons donc été consternés d'apprendre récemment que l'International Planned Parenthood Federation (IPPF) – le plus important fournisseur et promoteur de l'avortement au monde – recevrait $6 millions au cours des trois prochaines années par l'intermédiaire de l'ACDI pour financer des « programmes éducatifs » en Afghanistan, au Bengladesh, au Mali, au Soudan et en Tanzanie.

L'International Planned Parenthood Federation définit l'accès à l'avortement sécuritaire comme « une part intrinsèque de la santé maternelle ». IPPF travaille avec détermination à éliminer les lois sur l'avortement dans les pays qui l'interdisent et à faire reconnaître l'avortement comme un « droit » humain universel. Il serait donc naïf de penser que l'argent des contribuables canadiens ne sera pas utilisé par IPPF pour promouvoir l'avortement en Afghanistan, au Bengladesh, au Mali, au Soudan et en Tanzanie. Sous le couvert de l'« éducation », cet argent servira à faire progresser la fallacieuse affirmation de IPPF selon laquelle l'accès à l'avortement est nécessaire pour prévenir des décès maternels et pour promouvoir la santé des femmes.

Le fait est que l'avortement détruit des vies. Des milliers de femmes blessées par l'avortement se lèvent aujourd'hui, espérant éviter à d'autres les souffrances physiques, psychologiques et affectives qu'elles ont endurées. Leur message est clair : leur choix n'a pas été le bon. Les enfants ne sont pas les seules victimes de la mentalité abortive ; leurs mères et leurs pères sont aussi victimes de la culture de l'avortement. Vous trouverez en pièce jointe le message de l'OCVF à l'occasion de la Marche nationale pour la vie 2005 ; intitulé « Libre choix ou choix libre ? », ce message aborde justement la question du syndrome post-avortement.

En somme, l'International Planned Parenthood Federation n'est pas à la hauteur des critères établis dans votre Initiative pour la santé maternelle et infantile. Il n'est sûrement pas trop tard pour rediriger ces six millions de dollars vers des organisations qui respectent véritablement la vie et la dignité des femmes et des enfants, à toutes les étapes.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Premier ministre, mes salutations distinguées.

† Monseigneur Gerald Wiesner, O.M.I.
Président du Conseil d'administration
et Évêque de Prince George