MESSAGE DE l’OCVF À L’OCCASION DE LA SEMAINE NATIONALE POUR LA VIE ET LA FAMILLE 8-15 MAI 2016

mercredi, 27 avril 2016
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MA FAMILLE EST-ELLE UNE « ÉCOLE DE MISÉRICORDE »?

 
 
LA SEMAINE NATIONALE POUR LA VIE ET LA FAMILLE  

 

8-15 MAI 2016

 

Chaque année, l’Église au Canada réserve une semaine pour en faire un temps spécial de prière et de réflexion sur la vie et la famille. En cette année de la Miséricorde, il va de soi de nous arrêter au rôle privilégié de la famille comme première et principale école de la miséricorde : l’endroit où les parents, avec la grâce de Dieu, sont appelés à devenir des icônes de la Miséricorde divine.

Comme disciples du Christ, chacune, chacun de nous – quelle que soit sa vocation – est appelé à l’imiter dans le don de lui-même et de son amour miséricordieux. Mais on ne peut donner que ce qu’on a reçu. C’est la volonté de Dieu que la famille soit le lieu où nous rencontrons d’abord l’amour inconditionnel. Et pourtant, aucune famille n’est parfaite! Ce n’est qu’en cultivant une relation intime avec le Christ dans la prière et les sacrements qu’on peut espérer guérir sa faiblesse et surmonter ses limites pour devenir les conjoints, les parents et les amis aimants et miséricordieux que le Seigneur nous appelle à être et dont dépend le bien-être futur de l’humanité. Le pape François nous y invite : « Laissons-nous renouveler par la miséricorde de Dieu, laissons-nous aimer  par Jésus, laissons la puissance de son amour transformer aussi notre vie; et devenons des agents de sa miséricorde, des canaux grâce auxquels Dieu puisse irriguer la terre… »

De récents  développements dans notre pays relativement à l’euthanasie et au suicide assisté illustrent à quel point nous souffrons d’un « échec d’amour » et l’urgence concrète de notre vocation. Malheureusement, nombre de nos contemporains semblent croire que certaines vies ne méritent pas d’être vécues. Il est difficile d’imaginer qu’une personne qui se sent aimée puisse tirer une conclusion pareille ou choisir d’en finir prématurément avec la vie. Tant que nous sommes vivants, nous pouvons donner et recevoir de l’amour. Rappelons-nous le mot de la bienheureuse Mère Teresa : « Si tu veux porter le bonheur au monde entier, rentre chez toi et aime ta famille. »

Plusieurs se demandent : « Quel genre de monde sommes-nous en train de laisser à nos enfants? » Demandons-nous plutôt : « Quel genre d’enfants sommes-nous en train de laisser à notre monde? » Si nous réfléchissons à l’état de notre société, nous voyons que l’heure est venue de nous demander : « Et moi, ai-je assez aimé? » Si je n’ai pas aimé comme le Christ m’invite à le faire, c’est peut-être simplement que je n’ai pas su puiser à l’amour transformateur et miséricordieux qui coule en abondance de son cœur. 

Pendant la Semaine pour la Vie et la Famille, cette année, tournons-nous avec confiance vers le Seigneur et demandons-lui de faire de nos foyers et de nos familles des écoles de son amour miséricordieux. N’oublions pas qu’avec l’aide du Seigneur, tout est possible!