Abolition possible de la prescription pour la pilule du lendemain : réaction de l'OCVF

mardi, 18 mai 2004
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Le mardi 18 mai 2004, M. Pierre Pettigrew, ministre fédéral de la Santé, a fait savoir que le gouvernement tiendrait une dernière ronde de consultations visant à abolir partout au Canada toute prescription pour la « pilule du lendemain ».

Le 27 novembre dernier, dans une lettre adressée au ministre de la Santé, Mgr Pierre Morissette, évêque de Baie-Comeau et président de l'Organisme catholique pour la vie et la famille (OCVF), avait fait connaître ses inquiétudes au sujet de cette pilule pouvant conduire à un avortement.

Rappel de quelques craintes énoncées dans cette lettre :

  • La grossesse commence dès la conception et non pas lors de l'implantation ou la nidation. Il est donc inexact de désigner cette pilule comme un « contraceptif d'urgence » étant donné que son effet peut être abortif.
  • Les femmes ont le droit légitime de savoir que ce qui est décrit comme un « contraceptif d'urgence » peut provoquer, en réalité, un avortement précoce.
  • Une femme, et tout particulièrement une adolescente qui croit devoir utiliser un « contraceptif d'urgence », a également besoin d'être conseillée et soutenue de manière appropriée. Elle devrait également être en mesure de recevoir des renseignements sur l'action de ce médicament, ses effets secondaires sur les plans physique et psychologique, les dangers encourus par l'utilisation fréquente de celui-ci, les risques existants quant aux maladies transmises sexuellement et des conseils sur les relations interpersonnelles. Est-ce que toutes ces facettes peuvent vraiment être abordées dans le contexte impersonnel d'une pharmacie, achalandée et bondée de monde?
  • La « pilule du lendemain », une pilule à haut risque, contient une dose massive d'anovulant, et par définition, n'a pas été conçue pour être utilisée sur une base régulière. Si tel est le cas, quels sont les risques encourus pour la santé des femmes soumises à ce traitement, même une seule fois? Et qu'en est-il des femmes qui recourraient fréquemment à cette forme de « contraception d'urgence » sans supervision médicale?

M. Pettigrew a confirmé dans une note adressée à l'OCVF que cette lettre signée par Mgr Morissette sera acheminée aux autorités responsables qui en tiendront compte lors de consultation finale.