La vie: le seul choix !

mardi, 13 mai 2003
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Message de l'Organisme catholique pour la vie et la famille à l’occasion de la Marche nationale pour la vie (Ottawa, le 14 mai 2003)

L’Organisme catholique pour la vie et la famille voudrait inviter la population canadienne à prendre un moment de réflexion à l’occasion de la Marche nationale pour la vie dont le thème de cette année est - La vie : le seul choix! Cette marche est une occasion offerte à tous, pour apprécier l’inestimable don de la vie humaine et pour signifier notre volonté d’en assurer le respect et la protection. 

Chaque jour nous sommes appelés à faire des choix en faveur de la vie. Pour nous chrétiens, cela signifie imiter Jésus dans le monde : en « donnant la vie en abondance » de mille et une façons, en sauvegardant, en protégeant et en célébrant la dignité de nos propres vies et celles des autres. En ce jour de la Marche nationale pour la vie, nous unissons nos voix à toutes celles et ceux qui défendent et célèbrent la vie - à tous les stades de son développement - pour affirmer que nous devons toujours choisir la vie. 

Chacune des décisions prises au cours de notre vie, tous nos choix, nous affectent à la fois comme êtres humains et comme société. Nous prenons régulièrement des décisions qui ont un impact sur nos propres vies et sur celles des autres. Ce qui nous distingue comme êtres humains, c’est justement notre capacité et notre liberté de choisir. Cependant, le fait que nous puissions faire un choix ne signifie nullement que ce choix soit un bon choix. En effet, la capacité de choisir ne détermine aucunement la moralité ou la valeur du choix fait. La tradition catholique a toujours insisté sur le fait que c’est « le bien » qui doit être choisi. 

Bien que la prise de décision affecte tous les aspects de notre vie, il est cependant un lieu, un fait qui échappe à ce processus décisionnel : c’est celui du commencement de notre propre vie. Nous n’avons décidé ni du moment ni du lieu de notre arrivée en ce monde. Hors ce fait, nous avons la liberté et la responsabilité de choisir et de promouvoir la vie à tout moment – de la conception à la mort – et en toutes circonstances. 

Ce parti pris pour la vie procède d’une conviction initiale en la valeur inestimable de toute existence humaine. Nous proclamons que la vie est toujours un bien. Pour nous chrétiens, la vie vient de Dieu. À travers les paroles du prophète Jérémie, Dieu nous dit : « Avant même de te former au ventre maternel, je t’ai connu; avant même que tu sois sorti du sein, je t’ai consacré. » (Jr 1, 5) Nous croyons que dès son origine, la vie de tout être humain est dans le plan de Dieu, « c’est son don, son image et son empreinte, la participation à son souffle vital.[…] Elle est dotée d’une inviolabilité inscrite depuis les origines dans le cœur de l’être humain, dans sa conscience. »[1] C’est pourquoi nous devons choisir inconditionnellement la vie. 

Choisir la vie, c’est être attentif aux personnes autour de nous, défendre et prendre soin des humains de toutes conditions, surtout les plus vulnérables et les plus fragiles. Choisir la vie, c’est mettre sur pied des politiques familiales qui facilitent la conciliation famille/travail et promeuvent un « penser et agir famille ». 

Choisir la vie, c’est revendiquer le droit à la vie pour les enfants à naître et réclamer le soutien psychologique, social et financier pour les femmes qui portent un enfant. Choisir la vie, c’est protéger le plus petit d’entre nous, - l’embryon humain - qui fait partie de la famille humaine et qui est l’un des nôtres. Choisir la vie, c’est aussi soutenir les personnes qui sont âgées, malades et souffrantes et leur être présents. Cela signifie également respecter la vie et la dignité de celles et ceux qui font face à la mort et les accompagner jusqu’au dernier moment de leur existence.

Choisir la vie, c’est d’abord et avant tout vouloir la servir. Il s’agit de prendre soin de toute vie et de la vie de tous. Ou plus profondément encore, il s’agit d’aller jusqu’aux racines même de la vie et de l'amour. [2]


 1. Jean Paul II, Evangelium Vitae, 1995, no 39-40.
2. Idem, no 87.