Aînés

Nous vivons dans une société qui vieillit rapidement. À mesure qu’augmentent les budgets en santé et que diminuent les rentrées fiscales, les membres plus âgés de notre société – nos frères et sœurs aînés – deviennent de plus en plus vulnérables aux abus. Or, curieusement, ce que le philosophe français du douzième siècle Bernard de Chartres disait déjà de ses contemporains, nous pouvons facilement le répéter aujourd’hui : « Nous sommes des nains juchés sur les épaules de géants ». Si nous vivons dans un pays qui jouit d’un niveau extraordinaire de paix et de prospérité, si nous pouvons librement rendre un culte à Dieu, c’est en grande partie à cause de ceux et celles qui nous ont précédés. Nous construisons sur les fondements posés par nos aînés. Nous leur devons beaucoup de gratitude et de respect, mais nous leur devons aussi l’amour et le soutien dus à toute personne humaine créée à l’image de Dieu.