Marche nationale pour la vie 2020

mardi, 12 mai 2020
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N’AYEZ PAS PEUR!

Message de l’Organisme catholique pour la vie et la famille
à l’occasion de la Marche nationale pour la vie 2020

 

L’année 2020 restera dans les annales de l’histoire comme l’année où le virus COVID-19 a eu des répercussions sans précédent dans presque tous les pays du monde. Afin de protéger des vies et de ralentir la propagation du virus, une grande partie des frontières ont été fermées. Un grand nombre de personnes âgées sont décédées dans des établissements de soins de longue durée suscitant à juste titre, l’indignation face à cette situation. Le monde a grandement réagi par souci de la valeur fondamentale de la vie.

Chaque année au mois de mai, des Canadiens organisent la Marche pour la vie afin de rappeler que la vie humaine est précieuse, de la conception à la mort naturelle. Nous nous souvenons alors de l’adoption du projet de loi qui a décriminalisé l’avortement sous certaines conditions et nous rappelons la décision Morgentaler de 1988 qui a mené à l’abolition de cette loi. Le Canada rejoignait alors les rangs déshonorants de trois pays communistes : la Chine, la Corée du Nord et le Vietnam où les avortements sont légaux de la conception à la naissance. Depuis, le Canada n’a aucune loi régissant l’avortement.

Cette année, en ce temps de pandémie produite par le COVID-19, les rassemblements sont interdits ; mais nous pouvons toujours nous réunir virtuellement afin de marcher pour la vie.  La valorisation de la qualité de vie, désormais prônée à l’échelle mondiale, s’est révélée très positive. Il serait souhaitable que cette solidarité soit aussi étendue universellement à toutes les étapes de la vie.

Alors que nous mettons en œuvre cet effort herculéen pour sauver des vies, en particulier, celles des personnes âgées, notre gouvernement fédéral autorise toujours l’euthanasie (appelée par euphémisme Aide médicale à mourir - AMM). Bien que l’euthanasie soit légalement autorisée, elle n’est jamais moralement correcte. Dans le but de sauver des vies, les gouvernements provinciaux ont fermé tous les services non essentiels, mais incluent parmi les « services essentiels » les personnes pratiquant l’avortement. Ces incohérences démontrent que notre société n’a pas encore pleinement accepté la simple vérité affirmant que toutes les vies sont égales et précieuses. Le fait que depuis 1969, année de l’adoption de la loi C-150, plus de 4 millions d’avortements ont été pratiqués au Canada, soit 4 millions d'enfants qui n’ont jamais eu la chance de vivre, est particulièrement flagrant. Notre pays continue de connaître une érosion de la moralité.

Avec toutes les batailles difficiles auxquelles nous sommes confrontés – l’accès illimité à l’avortement, l’expansion de l’euthanasie et le manque continu de respect pour la vie - il peut sembler que notre lutte soit futile et sans espoir. Maintenant, plus que jamais, rappelons les paroles de saint Jean-Paul II lors de son homélie inaugurale en 1978 : « N’ayez pas peur ! ». Nous n’avons rien à craindre et beaucoup à espérer. Nous savons qu’à la fin, la victoire a été remportée en Jésus-Christ et jusqu’à ce moment où nous verrons définitivement le bien triompher du mal, nous continuerons à marcher pour la vie. Cette année, nous nous réunirons virtuellement et marcherons pour la vie. Ce faisant, nous sommes la voix de ceux et celles qui n’ont pas de voix, les défenseurs de ceux qui n’ont pas de défenseurs, la défense des personnes sans défense et nous donnons de l’espoir aux désespérés.